Un pack se pilote par ses températures
Un pack lithium-ion se charge, se décharge et se protège en fonction de la température des cellules ; chaque module porte donc des thermistances, en général des CTN de 10 kΩ sur les cellules et les barres. Le système de gestion de batterie lit chacune par un pont diviseur et un convertisseur analogique-numérique, puis convertit le résultat avec la courbe de cette pièce.
La courbe compte. Une thermistance de 10 kΩ avec β = 3435 K indique 4847 Ω à 45 °C et 2981 Ω à 60 °C selon le modèle bêta. Une pièce avec β = 3950 K a les mêmes 10 kΩ à 25 °C mais une résistance différente partout ailleurs ; un logiciel écrit pour l’une lit faux avec l’autre, et l’erreur grandit vers les limites de température, là où elle compte le plus. Le calculateur de thermistance CTN convertit pour tout β et ajuste aussi les coefficients de Steinhart-Hart sur trois points de la fiche technique, ce qui suit une pièce réelle de plus près que le modèle bêta sur une large plage.
La finesse de résolution de la température dépend du diviseur et du convertisseur. Comme la thermistance n’est pas linéaire, la variation de tension par degré est maximale au milieu de la plage et diminue aux deux extrémités ; le calculateur de résolution CAN donne la résolution moyenne sur une plage, et les extrémités seront moins bonnes que cette moyenne.
Moteurs, onduleurs et connecteurs de charge
Les moteurs de traction portent une PT1000 ou une CTN dans le bobinage du stator ; une PT1000 indique 1573,25 Ω à 150 °C. Les connecteurs de charge rapide DC surveillent la température de leurs contacts de puissance, souvent avec des PT1000, afin que le courant de charge puisse être réduit avant qu’un mauvais contact ne surchauffe. Ce sont des capteurs deux fils sur quelques mètres de câble, où la résistance des fils ajoute une erreur faible et constante ; le calculateur d’erreur de liaison RTD montre à quel point elle est faible pour une PT1000 et pourquoi une PT100 serait dix fois pire.
Pression du circuit de refroidissement
Les packs et l’électronique de puissance refroidis par liquide fonctionnent à basse pression : 2,5 bar valent 36,3 psi ou 250 kPa. Les capteurs automobiles sont généralement ratiométriques, avec une sortie égale à une fraction de l’alimentation de 5 V plutôt qu’un courant 4–20 mA. Le convertisseur de pression gère les unités.
L’usine : point de rosée, pas humidité relative
L’enduction des électrodes, l’assemblage des cellules et le remplissage d’électrolyte se font en salles sèches, car le sel de l’électrolyte réagit avec l’eau. Les salles sèches se spécifient par point de rosée, typiquement −40 °C et moins. À 20 °C, un point de rosée de −40 °C correspond à une humidité relative inférieure à 1 %, domaine où les capteurs d’humidité relative servent peu et où l’instrument est un transmetteur de point de rosée. Le calculateur de point de rosée convertit entre point de rosée et humidité relative ; sa formule est valable jusqu’à un point de rosée de −45 °C, si bien que les salles les plus sèches sortent de son domaine.
Essais d’étanchéité et de vibration
Les packs et connecteurs sont spécifiés par indice IP. IP67 correspond à l’immersion temporaire ; le nettoyage haute pression et haute température relève d’IP69K, un essai distinct qu’IP67 n’inclut pas. Le décodeur d’indice IP explique la différence.
Les profils de qualification en vibration s’écrivent en g en fonction de la fréquence, alors que les limites de déplacement du pot vibrant sont en millimètres. Le convertisseur de vibrations convertit entre accélération, vitesse et déplacement à une fréquence.
Hors du champ de ce site
La mesure de tension des cellules, le courant du pack par shunt ou capteur à effet Hall, la surveillance d’isolement et l’estimation de l’état de charge ne sont pas traités ici.
Mis à jour le 11 octobre 2026